Les points faibles et forts du voyage !

 

Ce qu’on a le plus apprécié 

1- Il faut bien qu’un régime aussi strict ait ses avantages, et mis à part la région ouest de la Chine (sans surprise le Tibet et le Xinjiang, où même les Mcdos sont assaillis de militaires et où le terrorisme bien que mis sous silence à la télé fait rage), il ressortait de manière assez unanime qu’il y avait très peu de vol et de vandalisme, et je ne me suis faite interpeller à aucun moment par quelconque Dom Juan dans la rue quelque soit mon mode vestimentaire ou l’heure à laquelle je me baladais seule dans la rue (inutile de préciser que ça n’est malheureusement pas le cas dans certaines villes comme Paris et Marseille pour ne citer que deux gros exemples).
C’est quelque chose dont les chinois sont très fiers, et très reconnaissants envers leur gouvernement.
Personnellement j’en suis bien plus que reconnaissante vu toutes les choses de valeur que j’ai pu oublier par ci par là tout le long de mon chemin. J’ai pu oublier mon sac sur un banc et me rendre à la gare acheter mes tickets (revenir en courant et le retrouver à côté d’une dame désintéressée), ma tablette et mon chargeur portable dans la chambre de mon auberge et me la faire livrer chez le couchsurfer de Kunming, mon thermos des dizaines de fois dans tous les lieux imaginables où jai pu me rendre, mon portable dans les chambres malgré des checks que j’estime au top …
Et me dire à chaque fois « j’ai vraiment de la chance, je l’aurais perdu si j’étais en France ».
(Bon, pour la gouttière laissée sur le plateau de l’avion, la maps de la vallée des éléphants oubliée sur la table, et le bracelet tout juste acheté oublié sur le comptoir du vendeur ou encore l’appareil photo que j’ai fait tomber au sol : personne n’a pu m’aider, pas même ma petite étoile).

2- La pureté des gens à mesure que l’on s’enfonçait dans les profondeurs de la Chine, et la bonté des gens qu’on a pu croiser sur notre route (une fois qu’on les connait, les chinois sont adorables : il faut pouvoir communiquer un minimum avec eux, l’expérience n’est pas pareil sinon). Les hôtes, vendeurs, qui nous offrent des fruits pendant nos échanges, les villageois qui nous amènent à la fête du village, la confiance qu’ont les gens que ce soit dans leurs magasins, dans les auberges, envers nous… C’est à peine s’ils vérifient qu’on a payé souvent, ou que les portes sont fermées à clefs.
Il m’est déjà arrivé d’entrer dans des boutiques vides, et d’y laisser l’argent de ce que je venais d’acheter faute de trouver quelqu’un à qui le lui payer.
En soi, c’est une chance inouïe de pouvoir profiter de ces endroits encore peu touristiques, et d’être les ambassadeurs de la France en quelque sorte. Bon nombre de chinois et minorités n’avaient jamais vu d’étrangers et Xav’ était donc leur premier.
Mignon dans l’idée même si pesant à vivre au quotidien.

3- La diversité et l’originalité des spécialités culinaires. Chaque fois que j’ai bougé de quelques km en Chine, c’était la redécouverte de chaque instants. On me pressait de goûter à ci, à ça…
Mais aussi de pouvoir manger dans des petits bioubiou sans problème sanitaire (c’est quelque chose que mon amie Aulde rencontrée plus tard m’a fait remarquer également : autant elle a déjà été plusieurs fois malades dans les pays d’Asie du sud-est, autant ça ne lui était jamais arrivée en Chine, et moi non plus de tous mes voyages), et préférer les petits bouiboui aux restos (là où on a le mieux mangé) aux plus grands/ chaines, avec un Xav’ au début assez réticent « j’ai l’impression d’être un clochard là… » « je vais prendre un smecta en prévention je pense… »
Au contraire, mon transit se porte mille fois mieux toutes les fois où je suis en Chine qu’en France.

Et bien sur nous avons apprécié ma chance dans ma malchance légendaire !!!

Ce qui nous a le plus dérangé

1- Pour Xav’, outre l’omniprésence des militaires au sang très froid, il va s’en dire que les chinois peuvent être particulièrement impolis dans la rue, au resto, à l’hôtel …
Bousculades, écrase-pied, coupe-file, croche-patte (oui oui un vieu a voulu mettre xav’ K.O dans le musée des soldats enterrés, il devait vraiment pas avoir envie qu’il lui passe devant), discussions très loud (et très aigues dans le sud), vidéos et messages vocaux en haut-parleur.
Ils ont aussi cette fâcheuse habitude de se râcler la gorge et de cracher par terre (le son est exquis et mieux éviter d’être sur le passage pour peu qu’y ait du vent ou qu’il vise mal) : en retour, on m’a demandé mais vous faites comment quand vous avez des glaires en France si vous crachez pas ? Ce qui m’a amené à penser qu’il y avait peut être une telle pollution que tout le monde avait des glaires (explication qui ne me satisfait qu’à moitié), mais surtout que c’est une sensation erronée qu’ils auraient développé par l’habitude. L’acte se serait intégré tout comme se racler la gorge avant de prononcer un discours, ou se moucher lorsque son nez coule.
Puis il y a ces démarcheurs oppressants et pas toujours honnêtes qui nous ont cassé les pieds dès qu’on les posait hors du van, et il faut dire que se balader avec le petit blond n’aidait pas la chose -_-. Les vendeurs ont un franc-parler un peu ahurissant où par ex après t’avoir expliqué déjà une fois la chose, il te demande si tu n’es pas un peu lente d’esprit, attardée, bref débile quoi.
Et si tu n’as pas récupéré tes affaires ou vidé les lieux en 2 temps 3 mouvements, action-réaction accélère gros poids lourd (les chinois ne supportent pas les gens lents et peu vifs, que ce soit physique ou moral. D’ailleurs quand je mettais 20min au collège entre le lever du lit et le passage de la porte, mon père trouvait ça encore trop lent : par la suite, j’ai juste accepté d’être lente pour tout, ou peut être que c’était une réaction de défense?)
Xav’ a trouvé la différence entre le Japon et la Chine, de l’ordre du gouffre. A vrai dire, les choses sont en train de changer, et on remarque des campagnes d’éducation un peu partout désormais (attendre le feu rouge, laisser la place aux personnes âgées …).
Puis plus tard, j’ai rencontré Aulde, une française qui m’a dit avoir été au Japon aussi, mais qui était finalement soulagée de retourner ensuite en Chine : au Japon, je trouvais que tout le monde en faisait trop, qu’ils n’avaient presque plus la liberté de s’exprimer, de s’épanouir. Ma copine qui était si libre et que j’ai vu scellée à sa nouvelle famille, à devoir demander l’authorisation de tout envers son mari… Finalement en Chine, je les trouve plus naturels, directs, épanouis tu vois.

2- La sécurité en Chine a un côté un peu excessif lorsqu’il s’agit de barricader toute zone possédant notamment un territoire d’eau (les chinois ne savent souvent pas nager), ou de montagne (des escaliers sont construits, toilettes, rampes…) dénaturant totalement les sites visités. Cela a pour conséquence une façon de très superficielle de voir, faire, visiter et profiter des choses. Egalement de se retrouver à payer pour tout et n’importe quoi :  prix pour entrer sur des sites de montagnes par exemple, accéder à une parcelle de chemin pour prendre une photo, sous prétexte que les routes et chemins ont été aménagées par les locaux. Rares sont devenues les accès gratuits aux sites naturels (plus si naturel).. J’ai cru comprendre que cela venait aussi d’un problème de responsabilité et d’assurance, car s’il arrivait quelque chose à quelqu’un sur un site appartenant à telle ville, la ville devait rembourser un montant faramineux à la famille du concerné (en tout cas c’est ce que m’a raconté une employée aux remparts de Xi’an lorsqu’un chinois s’est suicidé au moment où elle venait faire ses soins).
Barricader pour la sécurité, sécuriser car privatisé … Qui de l’œuf ou de la poule .. ?

3- Enfin le problème linguistique : pour faire très court, les chinois ne parlent pas anglais. Je ne connais pas bien la situation dans les grandes villes mais ça ne doit pas voler très haut. C’est très embêtant pour les étrangers qui viennent visiter le pays par leur propres moyens (et souvent c’est le cas, contrairement aux chinois qui n’ont pas ce problème à l’étranger puisqu’ils font tout par tour organisé). Le paradoxe de l’occidental étant qu’il ne veut pas faire les trucs touristiques, mais ne peut communiquer pour parvenir à y accéder. Xav’ se sentait assez limité de devoir tout faire par mon biais (et de devoir attendre tous les matins que je me réveille pour commencer sa journée :p).
Bien sur tout est possible, langage des signes, calculatrices, carte… mais il faut savoir que le temps passé en Chine devra obligatoirement être rallongé du double, et le budget du triple, car il sera difficile de se rendre directement d’un point A à un point B, et de payer au même tarif que les locaux (la négociation à la tête est un point phare).
J’ai plusieurs fois aidé des voyageurs par wechat en leur envoyant des messages vocaux quand ils étaient en galères, ou leur enregistrant la phrase clef qui leur permettrait d’arriver à leur destination (d’ailleurs je pourrais même en faire un commerce ah ah ah).

Petit bonus du séjour

La variété de nos types de couchage ont également ponctué les nuits de notre séjour pour le meilleur et pour le pire
* Table de pingpong lors d’un couchsurfing au climat aride et glacial (que Xav a troqué avec le sol au risque de casser la table).
* Bus-couchette en direction du sud (ou devrais-je dire bus-cercueil) ponctué de quelques contrôles.
* Planche de bois aménagée chez l’habitant, au village des Dai à la frontière avec la Birmanie
* Auberge confort où nous n’avons jamais vu quiconque à l’accueil (il nous a indiqué où prendre les clefs et comment payer).
* Hotel sans électricité et ruelles nocturnes à la bougie (ville plongée dans le noir pendant quelques jours), où nous avons pu tourner un magnifique court-métrage d’horreur
* Maison d’hôtes aux draps douteux et à l’eau gelée lors d’une escale dans un champs de thé (moi, croyant faire une bonne affaire en négociant les billets du site d’à côté avec la chambre), où nous avons fini par mettre du bicarbonate de soude en prévention des puces et délaissé mon lit qui était encore plus douteux et tenter de se réchauffer grâce aux deux couvertures, doudounes, capuches, écharpe…

L’avantage dans tout ça, c’est qu’outre avoir bien ri, toute chambre d’hôtel possédant eau chaude et électricité nous paraissait d’un luxe inestimable et on passait des nuits d’un bonheur absolu !

 

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