La découverte des Steppes

Lundi 11 septembre, un ami de travail de mon père ayant appris ma venue à Hohhot, me programme une journée et vient me chercher à 8h à l’auberge. Je lui avais dit que je prévoyais d’aller admirer les steppes.
A 7h52 l’hôte de l’auberge toque à ma porte et me dit qu’on me cherche quelqu’un n’arrive pas à me joindre. MON DIEU j’étais tellement fatiguée que je me suis rendormie, quelle honte, le laisser m’attendre et chercher le numéro de l’auberge pour me joindre c’est vraiment l’irrespect total je ne sais plus où me mettre. Je sors en 5min et court le rejoindre avec mes plus plates excuses..
Il m’emmene dans un hotel 5 étoiles à côté de son travail, me paye le petit déjeuner. Sur le chemin, il me dit qu’on passe à côté de la primaire de mon père, et là où il habitait jadis. Fascinée, je l’écoute me raconter d’autres histoires. Il ne le connait que depuis quelques années mais l’admire beaucoup et aimerait qu’il revienne travailler pour Hohhot. Mon père est revenu pour la 1e fois à Hohhot en 2015, je ne le savais même pas (il ne me raconte jamais c’est fou, de quoi j’ai l’air ensuite), et qu’il veut y intervenir pour raconter son histoire aux jeunes enfants de cette école où il a passé toute sa scolarité (puisqu’il a eu la même maitresse de la primaire au lycée), les encourager à travailler, leur donner du courage et de la motivation… C’est vraiment émouvant.
Il me présente les deux acolytes à qui il a donné congé aujourd’hui pour m’accompagner aux Steppes de Xilamuren : deux de ses jeunes collègues de travail. Ils me disent que mon père est comme un « Shen » pour eux, une divinité…
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Quand je pense qu’on a failli me dissuader d’y aller, car l’herbe n’y est plus verte et la saison plus appropriée ! Malgré les couleurs d’autonome, c’était magnifique, les prairies à pertes de vue, les édifices mongols… Mais c’est malheureusement devenu touristique (comme presque toute beauté naturelle désormais) donc artificiel et très cher. Ma chance aura été de venir hors saison à une période apropropice à la magnificence des steppes, il n’y avait pratiquement personne quand on est arrivé, et d’être avec des locaux qui négociaient les prix avec une aisance que je n’acquiererais sûrement jamais!
Les Yourtes (Mongu Bao) étaient faites en peau de mouton, mais tenaient difficilement en cas d’intempéries et devaient être très souvent refaites. Désormais, elles ne sont plus faites de la sorte, mais plus grand monde n’y vit je crois.

 


On m’a fait m’asseoir dans notre yourte sous le portrait de Gengis Khan, là où je dois commencer à recevoir l’accueil mongol. Une mongole en costume traditionnel est venu me chanter des chansons, pendant que je devais boire une coupe d’alcool, à remplir dès qu’elle serait finie tant que la chanson continuait. Un petit coup d’alcool du bout des doigts vers le ciel, la terre, et le front et c’est parti ..
L’ami de mon père nous a laissé une bouteille de vin rouge français pour ce midi (a partir de 10e la bouteille en Chine, qu’on a du boire à deux dans des verres à eau, et finir à la bouteille en plastique dans la voiture xD).
On a pris l’apéritif en compagnie de mets à base de lait (grosse marmite chauffante de thé au lait avec morceaux de viande, bonbons au lait), puis on est sortis faire du cheval (ou plutôt du poney).
Au retour, cuisses de mouton accompagnées de légumes nous attendaient dans la yourte (il faut aimer la viande en Mongolie!), accompagné de boudons et intestins découpés, mélange de sang et de farine (Maelle si tu lis ces lignes), de légumes des steppes. On y était tellement bien, nos trois paires de fesses reposées sur ces fabuleux tapis moelleux à souhait (avec notre bouteille de vin rouge ahah).

 

On a terminé par un spectacle mongol impressionnant. Je n’avais jamais vu de spectacle mettant en scène autant de chevaux (chameaux, et bisons je crois en francais) avec des personnes les montant avec autant de grace (Caroline B ma grande voltigeuse, si tu lis ces lignes). Ca racontait une histoire, des guerres de tribus qui se sont finies par la réunification grace à Gengis Khan.
Ils en ont profité pour faire des figures acrobatiques, tirer à l’arc, mettre en scène les chevaux « morts » sur les champs de bataille. Et moi j’en ai profité pour immortaliser ma propre accro Mong près du champ de bataille (et on remarquera derrière qu’on m’a prise en photo à mon insu)
J’ai découvert la provenance de mes pommettes surdimensionnées qui me complexent tant : les mongols!! Mes deux nouveaux acolytes m’ont dit que je devais plutôt être contente d’avoir cet aspect qu’ils trouvaient joli…… c’est vrai que les filles étaient jolies avec leurs yeux fins et étirés et leurs longues nattes. Les hommes avaient également des zygomatiques surdéveloppés, de quoi décomplexer toute une seconde génération !

On a terminé par faire 3 tours de la gauche vers la droite (sens des aiguilles d’une montre) autour d’un amas de rochers (Ao Bao) qui servait entre autres à orienter les gens au beau milieu des steppes.
On y a accroché le foulard bleu que nous a donné la mongole venue chanter pendant le rite, en y déposant nos souhaits.

 

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